L’Abitibi-Témiscamingue émet plusieurs
idées pour améliorer le régime forestier
québécois
Québec, le 3 mai 2004 –
La Commission d’étude sur la gestion de la forêt
publique québécoise s’est arrêtée
la semaine dernière en Abitibi-Témiscamingue
et environ 150 personnes ont participé aux audiences
publiques qui ont eu lieu à Guérin et à
Amos.
Dans le cadre de ces consultations, la Commission
a entendu une vingtaine d’organismes de la région,
incluant des représentants de MRC, d’entreprises
de transformation du bois, des Premières Nations de
Long Point et de Wolf Lake, de travailleurs forestiers, de
producteurs de plants, de l’Action boréale en
Abitibi-Témiscamingue, de la Table régionale
d’orientation en gestion intégrée des
ressources du milieu forestier, de la Chaire en aménagement
forestier durable, de la Société des établissements
de plein air du Québec (SEPAQ) et de l’Association
forestière régionale. En plus de la portion
audiences publiques, deux forums de discussion, l’un
a Guérin et l’autre à Amos, ont réuni
chacun une vingtaine d’intervenants de la région
pour creuser plus à fond divers aspects du régime
forestier actuel.
Les membres de la Commission ont aussi été
accueillis pendant toute une journée dans la communauté
Anishinabe du Lac Simon, où ils ont également
rencontré des représentants d’autres communautés
algonquines de la région, dont la Timiskaming First
Nation et le Conseil Anishanabe de Kitci Sakik.
Les principaux thèmes de ces audiences
ont été la gestion intégrée des
ressources du milieu forestier et une volonté claire
des intervenants de la région pour que le cadre normatif
actuel évolue vers une gestion par objectifs. Les représentants
des Premières Nations ont pour leur part soulevé
l’importance du respect des valeurs spirituelles et
culturelles associées à la forêt et de
la cogestion comme base de développement de leurs communautés.
Les échanges ont également porté sur
la valorisation de la main d’œuvre forestière,
l’intensification de l’aménagement pour
augmenter le potentiel ligneux des forêts, la certification
forestière et les calculs de la possibilité
forestière.
Comme dans le Bas St-Laurent et en Mauricie,
la majorité des intervenants se sont dits favorables
à l’introduction d’un poste de chef forestier
à l’échelle provinciale, l’objectif
étant d’assurer une plus grande transparence
dans les données forestières, notamment en ce
qui a trait au potentiel de récolte du bois.
Cette semaine, la Commission se rend à
Gatineau et à Mont-Laurier. La tournée des régions
sera complétée le 18 juin. Au cours de l’été,
la Commission fera diverses visites en forêt, dans quelques
régions, pour examiner certaines problématiques
particulières.
Il est possible de suivre en direct
toutes les audiences publiques de la Commission d’étude
sur la gestion de la forêt publique québécoise
par le biais d’Internet, au www.commission-foret.qc.ca.
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