L’Outaouais se fait entendre devant la Commission Coulombe
Québec, le 6 mai 2004 –
La Commission d’étude sur la gestion de la forêt
publique québécoise a complété
ses audiences publiques pour l’Outaouais hier après-midi
à Gatineau. Plus d’une soixantaine de personnes
ont assisté à ces consultations.
La Commission a entendu une vingtaine de
citoyens, d’organismes et d’entreprises de la
région, incluant des représentants de la MRC
de Pontiac, de la Conférence régionale des élus
de l’Outaouais, d’entreprises de transformation
du bois, du Conseil régional de l’environnement
et du développement durable, de l’Association
régionale des zecs, de l’Institut québécois
d’aménagement de la forêt feuillue (IQAFF),
de Action Forêt Outaouais et de la section régionale
de la Société pour la nature et les parcs du
Canada (SNAP).
À la suite de la portion audiences
publiques, un forum de discussion a permis de réunir
une quinzaine d’intervenants de la région qui,
pendant plus de deux heures, ont échangé et
fait part à la Commission de leurs points de vue sur
divers aspects spécifiques du régime forestier
actuel.
Considérant la prépondérance
des forêts feuillues dans l’Outaouais, le principal
thème de ces discussions a porté sur l’aménagement
de ces forêts et les actions à prendre pour en
restaurer la qualité. La majorité des intervenants
ont souligné l’urgence d’accroître
les connaissances tant sur l’état actuel des
forêts feuillues que sur leur dynamique de croissance
dans un contexte de sylviculture. Comme dans les autres régions
visitées jusqu’à présent par la
Commission, les intervenants de l’Outaouais ont aussi
clairement exprimé leur volonté à l’effet
que le cadre normatif d’aujourd’hui évolue
vers une gestion par objectifs. À cet égard,
certains ont suggéré une approche territoriale
plutôt que l’actuelle approche par ressource.
D’autres ont parlé d’une gestion basée
sur le rendement soutenu en écosystèmes.
Les présentations ont également
traité de l’importance des paysages forestiers
et de la nécessité d’inclure les dimensions
spatiales dans les calculs de la possibilité forestière.
Il a également été question de l’ampleur
du réseau des aires protégées au Québec,
du partage des coûts liés aux chemins forestiers
et de la mise en œuvre du concept d’entreprise
de production de ressources, soit une entreprise, distincte
des usines de transformation du bois, qui se verrait confier
la responsabilité de gérer et d’aménager
un territoire pour l’ensemble de ses ressources.
À ce jour, la Commission Coulombe
a entendu environ 75 mémoires dans quatre régions
du Québec et près de 500 personnes ont assisté
aux audiences. De Gatineau, les membres de la Commission se
déplacent aujourd’hui à Mont-Laurier.
Environ une vingtaine d’organismes de la région
des Laurentides seront entendus par la Commission au cours
des deux prochains jours.
Il est possible de suivre en direct toutes
les audiences publiques de la Commission d’étude
sur la gestion de la forêt publique québécoise
par le biais d’Internet, au www.commission-foret.qc.ca.
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