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Une main-d’œuvre forestière compétente, fière et valorisée,
des entreprises d’aménagement performantes

Québec, le 14 décembre 2004 – La vitalité et la durabilité des forêts aménagées dépendent, en bonne partie, de l’intérêt et du bien-être de ceux et celles qui y travaillent. Lors de ses travaux, la Commission a été particulièrement préoccupée par le sort des travailleurs forestiers, que ce soit en raison des conditions difficiles de travail, incluant le bas niveau de rémunération, la dévalorisation des métiers ou la précarité des entreprises qui les embauchent.

Le Commissaire Jules Arsenault estime qu’en ce qui a trait au secteur forestier : « le vrai changement viendra de l'amélioration des conditions de travail, et ce, du travailleur à l'ingénieur forestier. C'est plus dramatique qu'un film de Richard Desjardins quand un travailleur dit qu'il n'encouragera pas son fils ou sa fille à travailler en forêt. »

Malgré les efforts de redressement des dernières années, par diverses initiatives, la situation demeure fragile. La Commission est d’avis qu’il faut poursuivre et accentuer les actions tant pour attirer et maintenir les travailleurs que pour réunir les conditions permettant aux entreprises d’aménagement forestier de se développer à long terme. Il faut trouver les moyens pour faire en sorte que ces conditions de travail reflètent l’importance qu’accorde la société québécoise à ses forêts.

La Commission estime également que les Autochtones ont un rôle important à jouer relativement à la main-d’œuvre forestière. Les Premières Nations ont, pour leur part, indiqué que leurs jeunes étaient fortement désireux de trouver de l’emploi dans les métiers liés à leur milieu naturel de vie, soit la forêt. Ainsi, la Commission recommande que les programmes de formation et de création d’emplois soient élargis afin de favoriser le développement de la main-d’œuvre sylvicole autochtone et que les entreprises forestières autochtones soient invitées à participer activement aux projets de sylviculture intensive et aux projets de forêt habitée.

En ce qui a trait à l’ensemble des travailleurs forestiers, les recommandations de la Commission visent à améliorer les rapports collectifs de travail, en particulier pour ceux qui sont situés au bas de l’échelle de la sous-traitance, à améliorer la santé et la sécurité au travail, à développer les compétences par la formation en entreprise et à hausser les standards de qualité de l’ensemble des entreprises d’aménagement forestier.

De façon plus spécifique, la Commission est d’avis que la définition des termes « exploitation forestière » apparaissant au Code du travail doit être élargie de façon à ce qu’elle englobe aussi bien les travaux commerciaux, comme la récolte de bois, que les travaux non-commerciaux, incluant les interventions préparatoires à la récolte ainsi que les travaux sylvicoles liés à la régénération des forêts. La Commission recommande aussi que soit maintenue la technique de présomption pour l’identification de l’entité formellement responsable des travaux d’aménagement qui sera réputée l’employeur de tous les salariés de son exploitation.

La Commission estime également que, pour tous les travaux réalisés en forêts publiques, l’accréditation des entreprises d’aménagement forestier doit être exigée, et ce, comme préalable obligatoire à la réalisation des travaux dans toutes les unités d’aménagement forestier.

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Source :

Gino Desrosiers
Conseiller en communication
(418) 644-1350
gino.desrosiers@commission-foret.qc.ca

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